Déballage des sucres enveloppés (Périglycophiles)

 

Vider un emballage de sucre de son contenu demande patience et doigté !


Berlingots, tubes (bûchettes / sticks) et sachets

Ouvrir les sachets,  les bûchettes, les sucres vanillés (aussi) et les berlingots plats :

L’ouverture sans trop endommager les sachets peut s’effectuer en pratiquant une incision à l'une des extrémités, de préférence dans une partie non imprimée, avec une lame à rasoir ou un cutter afin d'en extraire le contenu et le reconstituer à plat de telle façon que l'ouverture soit la plus discrète possible, voire invisible...

 

Faute de matériel, dans l’urgence (devant la boisson chaude): pratiquer une ouverture discrète qui permettra de vider le sachet

·  Pour les tubes / sticks, en soulevant légèrement la pliure et en exerçant une pression de façon à pratiquer une ouverture par « dessoudage ». Il faut accompagner ce dessoudage en plaçant les doigts au plus près.

  • si le papier est glacé, on peut dans un premier temps essayer de séparer une extrémité en pinçant le papier, puis exercer une légère traction de chaque côté.
  • en exerçant une pression avec un ongle au niveau des pointillés axiaux, sur l’envers, au niveau de la soudure. Il faut ensuite extraire patiemment le(s) morceau(x).
  • sinon, il reste l'incision
  • et vraiment en dernier recours, avec précaution, une déchirure sur une demi-largeur de telle façon que, remis à plat, l'ouverture soit la plus discrète possible, voire invisible.

Quel que soit le mode d’ouverture employé, l’emballage mis à plat, restera déformé

(même légèrement) du fait de sa conception d’origine.


Ouverture des tétrapacks :

Leur forme de berlingot dont la soudure des extrémités est perpendiculaire l'une par rapport à l'autre rend délicate la prise en main. L’ouverture sans "chauffage" n'est possible que si la soudure est «complaisante». Essayer de pincer de part et d’autre la soudure et de décoller l’une des extrémités. (*)

 

Sinon, il faut utiliser un fer à repasser et chauffer légèrement la soudure pour la décoller plus aisément. Pour cela j'utilise (et je sacrifie) un fer à repasser pour enfant dont la température est limitée et la semelle plus petite.

(*): je pratique un léger décollement et j'introduis le manche, légèrement arrondi, d'une cuillère à café. Ensuite, je "pousse" sur l'extrémité opposée pour provoquer le décollement des parties soudées.

 

Morceaux classiques : dépliage soigneux

Ouverture des morceaux :

Le déballage (dépliage) s’opère en plusieurs étapes minutieuses, inverses au processus de fermeture. Certains fabricants utilisaient parfois des procédures tenaces (colle ou thermofixage). Il faut donc dans ce cas chauffer légèrement au fer à repasser (*) pour décoller les côtés ou abandonner les sucres "un certain temps" sur un radiateur pour favoriser l’évaporation de la colle (parfois très performante).

 

(*) Inutile de préciser que le fer à repasser du foyer risque de se trouver un peu encrassé.... En revanche, les fers à repasser pour enfants (jouets), font très bien l'affaire. Ils ne chauffent que ce qu'il faut et sont bien plus maniables de par leurs dimensions réduites.

Les périglycophiles accomplissent si naturellement ces étapes de dépliage que c'en est devenu la "méthode normale" de déballage. C'est souvent devant l'air interrogateur d'autres convives qui déchirent les emballages, que je reprends conscience de l'effet que cette habitude crée chez les non glycophiles.... Pardonnez nous : nous ne savons plus faire autrement.

Mais quelle belle occasion d'expliquer cette "maladie" et de tester la possible contagion !

Le « pressing » des emballages

Nettoyage:

Nettoyage à sec: pour les faibles salissures, une simple gomme à crayon, de très bonne qualité, fera l’affaire.

Nettoyage humide: les papiers salis peuvent, avec beaucoup de précautions, baigner dans de l’eau chaude uniquement ou modérément additionnée de :

  • quelques gouttes de jus de citron
  • et/ou UNE goutte d'eau de javel.
  • UNE ou DEUX gouttes de liquide pour la vaisselle peuvent être ajoutées.

Les résultats ne sont pas garantis pour les emballages anciens (par exemple, les dominos couleurs des années 50-60, les impressions en bleu et rouge des années 60-70 etc).

Ci-dessus, le sucre a pris l'humidité. Le papier doit être sauvé absolument: ce type de tache devenant au fil du temps très résistant et invasif, même stocké bien "au sec".

 

Ci-contre, un "AVANT / APRES le bain" d'un emballage souillé par un sucre imprégné de café.

Que ce soit à la maison ou au bar, il arrive que du café déborde de la tasse ou que la soucoupe soit souillée.

La source de la détérioration du sucre ne transparait pas toujours immédiatement sur le papier qui peut être plus ou moins poreux.

Séchage et mise sous presse :

Pour éviter l’ondulation des papiers au séchage, on peut disposer les emballages mouillés entre des feuilles de buvard blanc ou de papier absorbant puis appliquer un poids sur l’ensemble. Le tout peut être complété par une séance de repassage. Pour ma part, je l’ignore: le poids des classeurs suffit à obtenir un résultat qui me satisfait.

Réparer les emballages

Un papier abîmé ? Le petit morceau est conservé ?

Pas de problème : un peu de colle, du papier à cigarettes et l'emballage sera vite réparé par recollage sur le verso. Le papier cigarette servira alors de support.

Présentation utilisée par les périglycophiles

Présentation utilisée par les glycophiles

Emballages nominatifs (3 petits morceaux)
Emballages nominatifs (3 petits morceaux)

C'est joli, mais gare aux fourmis, aux variations hygrométriques et... pitié pour les étagères quand la collection devient conséquente ...... donc lourde !

Il faut prévoir "solide" (et évolutif) pour que les matériaux ne ployent pas sous le poids ou ne se "cintrent !
Il faut prévoir "solide" (et évolutif) pour que les matériaux ne ployent pas sous le poids ou ne se "cintrent !